Ma petite aktu...
Décembre 2008
Hier j’étais à l’hôpital. Bon, je me suis dit en arrivant, ça n’intéresse que moi cette histoire de ponction hépatique, rien de suffisamment drôle ni même tragique pour que je puisse en tirer quoi que ce soit pour ma chronique.
Après des heures d’attente à jeun depuis la veille, on a emmené ma voisine de chambre se faire ponctionner, et moi dans le couloir, me faire patienter. Je l’entendais de l’autre côté du mur, qui pleurait, hurlait, se débattait, des hommes et des femmes en blanc rentraient et sortaient l’air consterné. Puis elle est enfin ressortie du bloc, allongée, geignante, décomposée. Ça vous refroidit l’ambiance forcément.
Mais moi j’ai pas moufté, j’ai même souri pour dire bonjour, quand le docteur s’est approché avec sa seringue longue comme un avant bras. J’ai fait ma tarzane jusqu’au bout, pour ne gêner personne.
Résultat : ma voisine a eu droit à toutes les attentions du corps médical, les ça va Madame, les caresses, les petites douceurs, les cachets roses et bleus pour la douleur et moi… que dalle.
Voilà où je voulais en venir finalement : soyez chiant(e)s, on vous câlinera d’autant plus, d’autant mieux…
J’aimerais aussi vous parler de Lily Prior. C’est une Anglaise. Officiellement. Parce que littérairement, c’est de l’encre italienne qui coule dans ses mots, qui dégoulinent, qui se multiplient en adjectifs truculents, et foisonnent et respirent et mangent et aiment… Vite, les gourmands de la table et de l’amour, précipitez-vous…
ps : on se retrouve en 2009… Incroyable, non ?
Mais parlons d’autre chose.
Je suis allée samedi soir à un concert au jazz-club du Méridien. Le groupe s’appelle Mystery et joue du Rythm and Blues (à ne pas confondre en dépit de la logique initiale avec le R’n’B sinon c’est qu’on n’y connaît rien…) A travers les baies vitrées, dehors, il neigeait. Mais dedans il faisait chaud, chauds les cuivres, la guitare, le piano, la basse, et chaudes les voix… Par la magie de la musique (comme disait si sobrement Souchon hier soir sur France 3) je buvais ma coupette en 1970, sur des fauteuils en plastique ronds, et la Motown Mysterique jouait chaud.