Ma petite aktu...

Avril 2009



Puisque c’est dur, il faut commencer par là, c’est pas un scoop, mais Bashung est mort. Certains ont été surpris de l’importance de l’événement. Pour eux, Bashung c’était Gaby qu’est belle comme un pétard, un chanteur pas très jeune, pas très drôle, pas très facile. Mais pour les autres, c’est une perte terrible, celle d’un monarque, d’un scélérat pourtant aussi. Bashung c’est tout à la fois…le sens des sens, les triples sens, le jeu des mots, les maux des je, les happy culteurs qui t’ont conquis j’t’adore, les rochers qui te font du plat, les faims de toi difficiles, et puis les express qui l’ont emporté, inch’allah, vers la félicité… Je m’appelle Joséphine et j’ose te dire, Monsieur, comme je t’aime. 

J’ai toujours aimé le cinéma italien. J’ai toujours aimé le Sud. Donc, quand j’ai entendu une interview d’un acteur inconnu de moi, mais qui disait des choses drôles avec un accent qui tue, j’ai tout de suite eu envie d’aller voir Le Déjeuner du 15 août. Et j’ai pas regretté. Du petit cinéma avec des petites gens et une petite histoire… Petite, je veux dire comme le contraire de Grand…comme l’enfance de cet adulte face aux vieilles dames qui l’envahissent…comme la légèreté de la vie qui passe… Du bonheur.


Mais pour bannir la peine et glorifier la vie,

Il faut aller ouïr La Française Comédie

Qui donne chaque soir une Illusion Comique

Avec Podalydès et sa divine clique.

Car en sortant de là, on pense abasourdi

Que la langue est un rythme, les mots une mélodie

Et que si on les tient, si passe la panique

De n’y comprendre rien, alors quelle musique !


Franchement ils devaient se faire chier les auteurs à l’époque pour tout exprimer en alexandrins, comme un rap du XVIIème… En fait, si vous mettez l’accent tonique sur la dernière syllabe, c’est Kool Shen…(essayez, pour voir)

J’ai fini Impardonnables. Moi j’adore, mais je ne suis pas objective, puisque comme je vous l’ai déjà dit, j’ai décidé de l’épouser, Philippe Djian…  Quoi? je vous l’avais pas dit… ?

Allez, je vous conseille un livre, vite-fait. Un auteur plutôt. Jean Echenoz. Tout, en vrac, je ne peux pas choisir alors je vous en propose trois.

 

Et comme dirait Corneille

Il est beau de tenter des choses inouïes,
Dût-on voir par l'effet ses volontés trahies

Ça donne la banane, non ?